Château de Suscinio
Morbihan Bretagne France
castle, chateau
Château de Suscinio
Morbihan Bretagne France
castle, chateau
The Château de Suscinio or de Susinio is a French castle, built in the late Middle Ages, to be the residence of the Dukes of Brittany
Le château de Suscinio, construit à la fin du Moyen Âge (au xiiie et dans la seconde moitié du xive siècle), résidence des ducs de Bretagne, est situé au bord de Mor braz (océan Atlantique) dans la commune de Sarzeau (Morbihan)
Previous names
Château de Suscinio, Château de Suscinio
Description
The Château de Suscinio or de Susinio is a French castle, built in the late Middle Ages, to be the residence of the Dukes of Brittany. It is located in the commune of Sarzeau in the département of Morbihan, near the coast of the Atlantic ocean. The spectacular site comprises the moated castle, a ruined chapel, a dovecote, and a few ruined outbuildings. History Designed to be a place of leisure, between the seaside and a forest full of game for hunting, the castle's first logis seigneurial (seigniorial house) dates from the beginning of the 13th century. The castle was fortified and enlarged, at the end of the 14th century, when the heirs of the duchy had to fight to keep their assets (Brittany was not yet fully united to France and did not become so until 1514), after the castle was taken by Bertrand du Guesclin, the infamous Constable of France. John V and John VI constructed a new seigniorial residence block with a large, new corner tower known as the Tour Neuve. A casemate was added at the end of 15th century to protect artillery pieces. Suscinio and the Wars of the Roses From 1471 to 1484, the castle housed Jasper Tudor, Henry Tudor (later King Henry VII of England), and the core of their group of exiled Lancastrians, numbering about 500 by 1483. Since the castle could only house some 100 persons, the rest must have been billeted close about, in Kermoizin and other villages nearby. Francis II, Duke of Brittany, generously supported this group of exiled Englishmen against all the Plantagenet demands that he should surrender them. For 11 years, Suscinio was an armed camp, alert against any attempt to kidnap Jasper and Henry and return them to England where they were under attainder and would have been promptly executed as threats to the Yorkist rule. Duke Francis II supported the failed Lancastrian rebellion and invasion of England in 1483 with 40,000 gold crowns, 15,000 soldiers, and a fleet of transport ships. When the Duke suffered from one of his periods of incapacitating illness, his treasurer, Pierre Landais, agreed to surrender Henry Tudor to the representatives of the Yorkist King Richard III of England, in return for a pledge of 3,000 English archers to defend Brittany against a threatened French attack. News of this plot by Landais reached the exiled Lancastrians just in time for both the Tudors to separately escape, hours ahead of Landais' soldiers, across the nearby border into France, where they were received at the court of King Charles VIII of France. Shortly thereafter, when Duke Francis II regained his faculties, he offered the 400 remaining Lancastrians, still at and around Suscinio, safe-conduct into France and even paid for their expenses. This may have been the last official use of the castle by the Breton Dukes. Duke Francis II died in 1488, and was succeeded by his 11-year-old daughter, Anne of Brittany, last ruling Duchess of Brittany, and twice Queen of France. She died in 1514 and Brittany lost its autonomy, becoming part of France. The castle was then slowly abandoned by the aristocracy. In the early sixteenth century, the former great hall of the 14th century, along the northern curtain-wall, was destroyed. The castle was then confiscated by the French crown under King Francis I of France who offered it to one of his mistresses. In 1795, Suscinio was temporarily occupied by the royalists coming from Quiberon and heading to the north of Morbihan. Written off in the 17th and 18th centuries, the castle was used off-and-on as a stone quarry until the French Revolution. During the Revolution, it was sold to a merchant who continued to sell the stones, and it soon after fell into even greater ruin. The restoration The Département of Morbihan bought it in 1965, from the family of Jules de Francheville who attempted to preserve and restore the castle, and began the restoration in earnest. The remains of a ducal chapel was found in the vicinity outside of the moats; its remarkable tiled floor has been carefully removed and restored and is now exhibited in a hall of the castle. Nowadays, Suscinio Castle has again regained its allure of an intact medieval fortress, but major restoration work continues. The castle may be unique in Western Europe because of its restoration to its presumed late-15th century condition; because many other medieval fortresses made obsolete by the use of cannon in warfare were either dismantled or modernised to become "comfortable country houses". Today, few other medieval fortresses remain, structurally, as they were at the height of their late-medieval strength and power; and in this lies the particular interest of the Château de Suscinio. Exhibitions and summer events attract many people. Since 1840, the castle has been listed as a monument historique by the French Ministry of Culture.
Le château de Suscinio, construit à la fin du Moyen Âge (au xiiie et dans la seconde moitié du xive siècle), résidence des ducs de Bretagne, est situé au bord de Mor braz (océan Atlantique) dans la commune de Sarzeau (Morbihan). Le château est classé monument historique en 1840, alors qu'il était en ruines. Historique Conçu comme le centre de la gestion d'un domaine agricole, entre une forêt giboyeuse et le bord de mer, le château est fortifié progressivement. Le premier logis, un manoir pour la chasse, est bâti pour le duc de Bretagne Pierre de Dreux, en 1218, entre des étangs d'eau douce au nord, des marais de Suscinio et des étiers au sud. En 1229, son fils, Jean Ier le Roux poursuit la construction du château, et fait clôturer une bonne partie de la forêt de Rhuys qui deviendra parc de chasse. L'extension du domaine et du château entrainera petit à petit la disparition du Prieuré de Saint-Pabu et la fondation de l'Abbaye de Prières, situé non loin de là à titre de pénitence. Le duc Jean IV de Bretagne met le château à la disposition des Anglais, ses alliés. La forteresse, commandée depuis 1365 par un capitaine anglais, est reconquise pour la couronne de France par Bertrand du Guesclin en 1373. Le connétable fait démanteler tours, courtines et logis. Les ducs Jean IV et Jean V entreprennent des travaux de consolidation, d'agrandissement (construction du logis est après 1380 et du logis ouest vers 1430) et la construction d'une nouvelle tour. Au xve siècle une casemate est aménagée pour abriter des pièces d'artillerie tandis que de grandes fenêtres sont percées dans les murs extérieurs, les progrès de l'artillerie et un climat politique plus serein faisant balancer entre les soucis de la défense et un désir plus grand de confort, d'air et de lumière. Ensuite le château est progressivement délaissé, les ducs de Bretagne privilégiant leur château de Nantes. Il devient en 1520 propriété de la couronne de France sous François Ier qui le confie en usufruit avec les terres alentour à de hauts personnages de la Cour, notamment une de ses maîtresses, qui perçoivent les revenus du domaine. En 1798, le château — déjà très dégradé — est vendu pour cinq mille francs comme bien national à un marchand forain de Lorient qui l'exploite comme carrière de pierres à bâtir et bazarde les sculptures. Acheté en 1852 par le vicomte Jules de Francheville, sa famille fait tout son possible pour sauver l'existant jusqu'au rachat en 1965 par le Conseil départemental du Morbihan, à l'initiative de son président Raymond Marcellin, conseiller général de Sarzeau, qui entreprend sa restauration. En 1975, on découvre à proximité, la chapelle du prieuré, incendiée en 1370, qui possède un pavement remarquable, d'environ 300 m2. Celui-ci est étudié, restauré et exposé dans une salle du château. Inscrit depuis 1990 sur la liste des établissements contrôlés par la Direction des Musées de France, le musée du château de Suscinio s'enrichit depuis plusieurs années de nouvelles collections. Au début du xxie siècle, le château, désormais ouvert toute l'année à la visite, a retrouvé sa forme de forteresse médiévale intacte, même si les travaux de restauration continuent. Depuis 2013, un programme de recherche archéologique est mené au château. Les fouilles ont notamment permis de révéler l’organisation interne du rez-de-chaussée d’un grand logis au niveau de la courtine nord, avec ses cuisines et son espace de stockage. Les niveaux archéologiques rencontrés dans la cour (aire de gâchage, foyers, aire de débitage, dépotoirs) renvoient à un chantier de construction qu’il est tentant de rattacher aux grands travaux commandés par Jean II, duc de Bretagne de 1286 à 1305. Toponymie L'étymologie du toponyme Suscinio est discutée (grammatici certant). Plusieurs orthographes du lieu-dit de Suscinio ont existé au travers des siècles: de façon non exhaustive il est possible de mentionner Succenio, Suceniou, Suchunyou, Succeniou, Succhenio, Sucenyo, Succenyo ou Sucinio, le sens du toponyme restant obscur. Jean-Yves Le Moing, citant le linguiste français Albert Dauzat verrait cependant dans la racine succ- de Suscinio une origine très ancienne, qu'il qualifie de pré-indoeuropéenne, et qui serait elle-même variante du préfixe cucc-. Toujours selon Albert Dauzat, des formes altérées truc et cruc seraient également apparues dans la toponymie locale, probablement sous l'influence du gaulois (de cruca = tas), cruc- existe bien en breton dans le Morbihan (lieux-dits de Crucuno ou de Crubelz par exemple) et signifie tertre, soit une butte de terre. Il faut noter à ce propos que Jean Auffret, dans son ouvrage « Colombiers et pigeonniers en Bretagne profonde » fait mention du colombier de Suscinio — encore bien visible sur le site — et qu'il décrit comme « juché sur un petit tertre qui dominait le ru pourvoyeur des douves du château ». Aussi le mot breton contemporain tuchenn (pluriel tuchennoù), signifie tertre, motte d'un terrain marécageux, ou encore une colline, butte, motte telle que celles dont plusieurs nobles et autres prennent le nom pour leurs seigneuries — on notera également l'orthographe thouchenn avec un th- doux présente dans le dictionnaire Catholicon de Jehan Lagadec en 1499 — on le retrouve dans de nombreux toponymes bretons tels Tuchenn Pol, Tuchenn er Gouc'h, Tuchenn Kador, Tuchenn et Hroëk, Tuchenn Cruguel, Tuchenn ar Follez, Goarem An Tuchen... Ainsi selon les règles de mutation consonantiques du breton, le pluriel tuchennoù mutera aisément en zuchennoù et sa prononciation, selon les règles du breton parlé de Sarzeau caractérisé par la mouillure systématique, zuchinïeù, se rapproche manifestement du toponyme Succenio/Sucinio. Suscinio signifierait donc les petits tertres voire le petit tertre si l'on doit considérer la terminaison en -o comme un diminutif et non comme un pluriel. Les anciennes orthographes connues avec terminaison en -ou qui est la terminaison commune des noms pluriels en breton (Suceniou, Suchunyou, Succeniou...) donne cependant un argument en faveur de la forme plurielle. Dans son ouvrage « Le Pays vannetais, ou Bro-Gwened », Michel de Mauny revient sur une autre explication du toponyme qu'il juge fantaisiste: « Pierre de Dreux, dit Mauclerc, séduit par la beauté du paysage, décida, en 1218, de bâtir un château sur le bord de la mer, au fond d'une vaste baie, et au milieu de la forêt qui couvrait, en ce temps- là, une grande partie de la presqu'Île de Rhuys. Ce fut surtout une habitation de plaisance, « un moult biau chastiel et maison de déduit pour le duc », selon l'expression de Froissart, ce qui n'autorise aucunement d'accepter l'étymologie fantaisiste imaginée par les historiens modernes, et qu'on répète à l'envi, pour expliquer le nom de Suscinio : « Souci n'y ot » (Souci n'y eut, Sans-Souci). » De façon aussi anecdotique, certains historiens ont pu avancer que les Sussiniens, hypothétique peuplade locale de la Presqu'île de Rhuys auraient laissé leur nom au lieu-dit de Suscinio: « L'historien Le Beau parle d'une population de Sussiniens qui très anciennement habitaient devers midi et jouxte la mer, en un anglet faisant presqu'une île, laquelle on nomme Rhuys. Cette assertion offre une nouvelle étymologie du nom de Sussinio donné au château ducal et prouve qu'au xve siècle on croyait, sur la tradition, que la population du pagus de Rhuys différait de celles des autres contrées de Broguérech. » Plus récemment on a pu trouver l'explication du toponyme dans le breton diskenn: « Son nom, à consonance italienne, vient en fait du breton Ziskennoù qui signifie à peu près lieu de repos pour les voyageurs, là où l’on descend. » sans que cela ne puisse être confirmé par une quelconque source écrite. Architecture Le château, ceint de douves (profondes de 3 à 4 m), affecte la forme d'un quadrilatère irrégulier (probablement quadrangulaire dans la seconde moitié du xiiie siècle) flanqué de sept tours, dont une quadrangulaire défendant la courtine ouest. Ces tours ainsi que les courtines qu'elles commandent, sont dans leurs œuvres basses, essentiellement des vestiges du château du xiiie siècle ; les œuvres hautes datent du xve siècle. L'entrée est protégée par deux puissantes tours de 12 m de diamètre, un pont-levis précédé d'un pont dormant en pierre (d'époque moderne) et surveillée par quatre postes de guet ménagés dans le gros œuvre. Les tours et les courtines sont couronnées des mâchicoulis bretons, formés de consoles en pyramide décroissante. L'enceinte est épaulée vers le sud par deux bastions d'artillerie construits à la fin du xvie siècle au temps des guerres de la Ligue. Séparés par une vaste cour, deux corps de logis en moellons de granite, sont reliés par des courtines. La courtine nord devait principalement servir de passage reliant le logis est (résidence ducale, elle comprend notamment une salle de cérémonies, un guichet muni d'un passe-plat, la chambre à coucher du duc proche de la chambre à parer, des étuves, un oratoire qui donne sur la tour nord) au logis ouest (ouvert aux visiteurs en 2016 dans le cadre d'un itinéraire de découverte), et abriter également un logis nord moins important au vu des quatre grandes baies à meneaux qui y ont été percées et dont deux sont murées. La fontaine dite de la Duchesse, près du village de Folperdrix (au nord de Suscinio), alimentait en eau le château, par des conduits souterrains.
Useful information
Parking GRATUIT (le village de KERGUET, à droite) Adulte: 9,80 € Enfant (de 10 à 17 ans): 4,90 € Enfant (moins de 10 ans): gratuit Groupe adulte (20 personnes minimum): 7 €. Pour chaque groupe, un chauffeur et un accompagnateur bénéficient de la gratuité Groupe scolaire et Centres de loisirs: 3,50 € par élève. Gratuité pour chaque personne accompagnant un groupe de 10 élèves. 7 € par accompagnateur supplémentaire WC GRATUIT/WC pour PMR http://suscinio.fr/formulaire-contact/
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