Château d'Ainay-le-Vieil
Cher Centre-Val de Loire France
castle, chateau
Château d'Ainay-le-Vieil
Cher Centre-Val de Loire France
castle, chateau
Château d'Ainay-le-Vieil is a 14th-century castle built on the grounds of an earlier 12th century castle in Ainay-le-Vieil, Cher, France
Le château d'Ainay-le-Vieil est un château médiéval construit au xive siècle sur l'emplacement d'une forteresse du xiie siècle, au milieu du village d'Ainay-le-Vieil, dans le département français du Cher
Previous names
Château d'Ainay-le-Vieil, Château d'Ainay-le-Vieil
Description
Château d'Ainay-le-Vieil is a 14th-century castle built on the grounds of an earlier 12th century castle in Ainay-le-Vieil, Cher, France. Château d'Ainay-le-Vieil is situated at an elevation of 168 meters. After having bought the castle from Jacques Cœur, Charles de Bigny built a pre-Renaissance Louis XII style chateaux from 1500 to 1505. The castle has been listed as a Monument historique since 1968 by the French Ministry of Culture. The castle, now part of Jacques Cœur's tourist route, has been nicknamed "the little Carcassonne" (French: le petit Carcassonne) because of its circular shape. Today the castle is one of the best preserved fortresses of the 14th century.
The castle is built on a site located on the frontier of the Frankish kingdom and that of Aquitaine (and later the lands of the French and English kingdoms) that has been fortified since the High Middle Ages and was once occupied by the Gallo-Romans. This location was thus strategically important, especially during the Hundred Years' War, and this can be attested to by its sizeable walls. Because of its importance to the French Kings, it was entrusted to houses close to the King, such as the Bourbons, Barres, Sully, and Culants.
The castle property is mentioned in a cartulary in Champagne at the end of the 11th century, naming a member of the House of Bourbon (rulers of Bourbonnais) and a brother of Charles Martel. It then passed into the ownership of Pierre Barres and his brother, Guillaume, who won fame for their family by saving the French king at the Battle of Bouvines in 1214. Next, the Sully family, of the Loire Valley, came into possession of the castle for over a century in a period wherein the castle became an important base from which to harass the English during the Hundred Years' War. After the French defeat at Poitiers in 1356, it became the only castle in the region to remain in French hands. Similarly, it lost all military importance with the French victory at the end of the Hundred Years' War.
Since 1467, the castle has been owned by the family of Jean-Baptiste Colbert, minister to the King, and it passed through the women of the family three generations in.
Le château d'Ainay-le-Vieil est un château médiéval construit au xive siècle sur l'emplacement d'une forteresse du xiie siècle, au milieu du village d'Ainay-le-Vieil, dans le département français du Cher. Après l'avoir racheté à Jacques Cœur, Charles de Bigny fait édifier entre 1500 et 1505 un logis pré-Renaissance de style Louis XII.
Depuis 1467, le château demeure dans la même famille. Trois générations de suite, il est transmis par les femmes, dont certaines alliances sont à la fois prestigieuses et connues. Les propriétaires actuels comptent parmi leurs ancêtres Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV.
Surnommé «le petit Carcassonne» en raison de son enceinte fortifiée circulaire, le château d'Ainay-le-Vieil fait aujourd'hui partie de la route touristique Jacques Cœur.
Le château est construit sur un site occupé autrefois par les Gallo-Romains. Fortifié dès le Haut Moyen Âge, il est situé sur la zone frontière qui séparait les domaines francs de ceux d’Aquitaine et, plus tard, ceux des rois de France des territoires anglais. Cette position stratégique, particulièrement jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans, explique la dimension de sa double enceinte qui lui a assuré force et pérennité. Il s’agissait d’une place importante pour le royaume, confiée à la garde de personnages proches des rois de France: Bourbon, des Barres, Sully, Culant.
Le château est cité dans le cartulaire de Champagne dès la fin du xie siècle. La famille de Bourbon, propriétaire du duché de Bourbon, fut la première historiquement connue. Le château passe ensuite à la puissante famille des Barres. Pierre en devient le seigneur en 1213 et Guillaume, son frère, s’illustre en sauvant le roi Philippe Auguste à la bataille de Bouvines en 1214. La famille de Sully, originaire du château de Sully-sur-Loire, possède pendant plus d’un siècle Ainay-le-Vieil qui sert de tête de pont pour harceler les Anglais pendant la guerre de Cent Ans.
Le château d’Ainay-le-Vieil est l’une des forteresses féodales les mieux conservées du centre de la France. Son aspect actuel est dû en partie à Jean de Sully qui entreprit de modifier la forteresse primitive vers 1330. Le château se présente sous la forme d’une enceinte polygonale à huit faces, de plus d’un demi hectare, entourée de douves d’eaux vives. Démunie de défenses naturelles comme tout château-fort de plaine, il comportait une seconde enceinte avec double fossé et double pont-levis. La seconde enceinte, aujourd’hui disparue, renfermait une surface d’environ trois hectares. Son tracé se lit encore sur le cadastre napoléonien datant des années 1830 et sur un plan copié sur celui-ci3.
Pendant la guerre de Cent Ans, il est le seul château de la région à rester français après la défaite de Poitiers en 1356.
À la fin des guerres franco-anglaises, le château perd son intérêt militaire.
Acheté aux Culant en 1435 par Jacques Cœur, l’argentier de Charles VII, puis confisqué à celui-ci lors de sa disgrâce, il a été racheté le 14 décembre 1467 par Charles de Chevenon, seigneur de Bigny, grand-maître des coureurs de France, c’est-à-dire des Postes royales fondées par Louis XI. Il est habité par les descendants de la famille de Bigny depuis plus de six siècles.
À l’intérieur de l’enceinte, côté nord-est, Charles de Bigny fait édifier entre 1500 et 1505 un logis pré-Renaissance de style Louis XII en brique et pierre. Son fils Claude, gouverneur de la Bastille à Paris et son petit-fils Gilbert, maître d’hôtel de la reine Catherine de Médicis, achèvent les embellissements.
Les intérieurs sont décorés de cheminées monumentales du même style.
Une chapelle est construite par Gilbert de Bigny, vers 1527, dans une des tours: elle est décorée d’un plafond à caissons sculptés dans la pierre qui témoigne de l’avancée de l’influence italienne des débuts de la Renaissance française. Des peintures murales du xvie et xviie siècle illustrent la vie du Christ. Elles sont attribuées à Jean Boucher et son école. La restauration récente des peintures permet de distinguer les apports des époques ultérieures: arabesque de feuillage du xviie siècle, bandes bleu ciel du xviiie siècle, peinture au pochoir du xixe siècle.
De grandes fenêtres ont été ouvertes sur l’extérieur et sur la cour débarrassée de ses bâtiments militaires.
Vers 1600, deux pavillons de style Renaissance tardif sont construits face au château à l’emplacement de la seconde enceinte; ils marquent l’entrée des jardins d’eau de la Renaissance créés par le marquis de Bigny qui, proche de la cour du roi, céda ainsi à la mode du temps.
La Révolution française épargne la forteresse d’une destruction totale, le marquis de Bigny habitant alors le château de Bigny, au nord de Saint Amand-Montrond. Ce dernier y est décapité et son épouse s’exile alors en Angleterre ; son fils est tué dans la bataille de Quiberon qui oppose les aristocrates à l’armée révolutionnaire.
Au xixe siècle, son neveu Anatole de Chevenon, devenu le nouveau marquis de Bigny, entreprend la restauration du château et des jardins d’Ainay, entre 1855 et 1860. Le parc de sept hectares est transformé en jardin paysager et des chartreuses sont créées près du «Carré en île», lui-même aménagé en potager.
À son décès, sa fille, la comtesse de Villefranche hérite d’Ainay-le-Vieil, qui est dévolu ensuite à sa fille, la marquise de Colbert, et enfin à la fille de celle-ci, la baronne Géraud d’Aligny.
1954: le baron et la baronne Géraud d’Aligny, parents des actuels propriétaires, décident d’ouvrir le château au public. Ils sont à l’initiative de la Route du Cœur de la France, première des Routes historiques en France, avec plusieurs châteaux privés. Elle deviendra par la suite la Route Jacques-Cœur. Un spectacle «Son et lumière» est créé un an après celui de Chambord. Le nombre de visiteurs augmente.
Depuis 1982, une politique culturelle active est menée. Les thèmes des expositions sont généralement liés à celui des Célébrations nationales.
1984: une tempête dévaste le parc, point de départ de grands travaux de réhabilitation.
1988: création de la Route des Parcs et jardins de la Région Centre, sous les auspices de la Demeure historique, par Marie-Sol de La Tour d’Auvergne afin de développer le tourisme de jardins dans la région. L’Association des Parcs et jardins de la Région Centre, créée à partir de la Route, devient l’organisme réunissant et représentant l’ensemble des jardins de la Région Centre.
1993: à la suite de la baronne Géraud d’Aligny, Auguste d’Aligny est nommé gérant de la SCI familiale qui compte six membres, tous enfants de la fondatrice.
Useful information
Le parking GRATUIT
http://chateau-ainaylevieil.fr/informations-pratiques/
WC GRATUIT
contact@chateau-ainaylevieil.fr
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